L'accord a été signé à Santo Domingo par le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, et le procureur général de la République dominicaine, Radhames Jimenez.
«A aucun moment nous prétendons remettre en question la justice dominicaine», a souligné le responsable français après avoir signé le texte.
«Ce que nous voulons c'est rapprocher les prisonniers français de leurs familles et les prisonniers dominicains de leurs familles», a-t-il ajouté.
Dix-neuf Français purgent des peines de prison en République dominicaine, dont les deux Bisontines Sarah Zaknoun (19 ans) et Céline Faye (20 ans), qui ont été condamnées à huit ans de prison pour trafic de drogue en 2008, après la découverte de six kilos de cocaïne dans leurs bagages. Elles affirment que la drogue a été placée dans leurs valises.
Le secrétaire d'Etat français rendra visite cet après-midi aux deux jeunes femmes dans le centre de détention de Rafey (Santiago, nord-ouest).
«Pour la République dominicaine c'est un véritable honneur que la France se soit décidée à signer cet accord dans le cadre du respect et de la réciprocité qui lie nos nations», a dit M. Jimenez.
«Nous sommes tombés d'accord pour que le temps de ratification soit le plus court possible», a souligné M. Joyandet.
Une fois signée, la convention ne pourra entrer en vigueur qu'après des procédures de ratification complexes des deux pays concernés, soit probablement pas avant un an, selon le ministère français.
Les demandes de transfèrements seront alors examinées au cas par cas, la condition principale étant que la peine infligée soit bien purgée une fois le détenu de retour en France.
Cette condition suppose que l'écart entre les peines appliquées par les justices des deux pays ne soient pas trop éloignées pour des crimes similaires: c'est le cas à Saint-Domingue, où les peines pour trafic de stupéfiants oscillent entre 5 et 15 ans de prison.



